« Ça vient déchet nous »

Nom / Prénom du porteur de projet:
Anaïs Herr & Alyssa Davin

Catégorie:

Amélioration du cadre de vie, de la transition énergétique et écologique
Lieu d’implantation / rayonnement du projet: 
Quartier Ouest
Résumé du projet: 
« Ça vient déchet nous » est un projet citoyen qui propose de créer un jardin partagé alimenté par un compost collectif. En rassemblant les habitants autour du jardinage et du compost dans le quartier de Saint-Martin, « ça vient déchet nous » propose un modèle de création de valeur autour de la question du gaspillage en valorisant des déchets alimentaires utiles qui sont trop souvent détruits.
Détails du projet: 
« Ça vient déchet nous » est un projet citoyen qui souhaite s’engager dans la transition écologique en interrogeant notre conception de la consommation. Il a pour objectif de répondre aux enjeux de Développement Durable de la ville de Perpignan en créant un évènement pérenne dans l’espace public qui participe à l’amélioration du cadre de vie, de la transition énergétique et écologique mais également au bien vivre ensemble. C’est une initiative citoyenne qui s’organise à l’échelle d’un quartier pour favoriser le lien social et intergénérationnel et lutter contre les incivilités en sensibilisant sur la valeur de nos déchets. En effet, la majorité des déchets organiques des foyers se retrouvent dans les déchets ménagers, faute de moyens de gestion sinon par manque d’information au sujet du compost. L’essentiel de nos poubelles pourraient donc être réintégré dans une boucle locale, en proposant un recyclage efficient qui fasse l’objet d’activités riches et de lien social.

Pour ce faire, il est proposé de mettre en place un espace partagé qui rassemble les habitants autour du jardinage et du compost dans le quartier de Saint-Martin. Le projet prendrait forme sur un espace dédié d’environ 40 m2 qui accueillerait 3 bacs composteurs, un petit jardin, un récupérateur d’eau de pluie et un hôtel à insectes pour favoriser la pollinisation. Après avoir sollicité l’avis d’un certain nombre d’habitants intéressés par la démarche, il est proposé de réinvestir un des espaces publics résiduels du quartier Saint-Martin pour le valoriser par ce nouvel usage d’intérêt collectif. Les bacs sont prévus pour accueillir les déchets organiques de 5 à 30 personnes toute l’année. Ces déchets permettront de produire un terreau riche mis à la disposition des participants et du petit jardin diversifié : plantes d’agréments, comestibles, fleurs, et arbres fruitiers pourront y être plantés de façon à ce qu’il profite aux participants et à l’œil des passants.

Ce projet permettra de :

- Valoriser l’espace public : plantes comestibles, fleurs, plantes d’agrément…fruitier ;
- Mettre en lumière la politique éco-responsable et locale que porte la ville de Perpignan ;
- Réduire le volume des ordures ménagères des participants d’environ 31% (source Ademe 2018) ;
- Limiter la production de C02 en réduisant le volume de déchets incinérés, le transport de matières ;
- Valoriser localement les déchets verts des jardins des participants ;
- Créer un terreau riche et gratuit qui sera mis à la disposition des participants ;
- Sensibiliser les passants et le groupe à la pratique du compost et à la gestion des déchets ;
- Créer du lien entre voisins d’un quartier autour d’un projet commun.

Ainsi, l’espace partagé sera géré de manière collective et citoyenne par les volontaires, à l’aide de « référents » au compost et au jardin. Afin d’initier un grand nombre de personnes, des ateliers seront proposés pour construire les différents éléments du projet et aménager le jardin. De la même façon, plusieurs ateliers organisés au cours de la première année du projet formeront l’ensemble des participants à la gestion du compost et du jardin partagé par l’intervention de spécialistes en compost, et en méthode de culture sans pesticides. Une fois le compost arrivé à maturation, les référents organiseront sa répartition dans le jardin et entre les différents membres du groupe. Régulièrement, les participants pourront emporter chez eux les divers produits issus du jardin : semis, plantes, salades et autres comestibles suivant l’évolution du projet. A terme, si ce modèle fonctionne il pourra être adapté dans d’autres quartiers de Perpignan.
Préciser éventuellement: 
Le projet étant porté par deux habitantes du quartier Saint-Martin, ce dernier a été choisi pour implanter le projet. Une étude est en cours pour identifier tous les espaces publics potentiels. Les critères sont les suivants : nombre d’habitants volontaires, qualité des sols, exposition, apport en eau, faible qualité de l’espace public. Les sites qui semblent les plus adaptés pourront ensuite être proposés à la ville.

Quelques sites ont déjà été identifiés :

4 Rue Saint-Simon : espace public en pleine terre ; arboré et lumineux ; très proche des habitations ; pas de mobilier existant ni d’usages spécifiques.
54 boulevard Nungesser et Coli : espace public en pleine terre ; arboré ; plus difficile d’accès par rapport aux habitations ; entrée du cimetière.
24 Rue René Fonck : espace public en pleine terre ; arboré et lumineux ; très proche des habitations ; pas de mobilier existant ni d’usages spécifiques.
3 Rue Maryse Hilsz : espace public en pleine terre ; peu arboré mais lumineux ; au cœur du quartier d’habitation ; deux bancs installés au fond de la parcelle et peu fréquentés.
Nombre de participants: 13

Si vous êtes le possesseur de ce projet :

Veuillez vous connecter pour voir le détail des participants.

Budget estimé: 
La gestion du projet :

- 3 bacs composteurs de 400 litres chacun (dégradation + maturation du compost) : 600 euros
- Seau « ça vient déchet nous » avec couvercle + logo, troisième poubelle dédiée aux déchets alimentaires valables pour le compost et qui serait fournie à chaque participant pour transporter ces déchets jusqu’à l’espace « ça vient déchet nous » : 30 pc x 8 euros
- Hôtel à insecte pour favoriser la pollinisation : 200 euros à fabriquer lors des premiers ateliers
- Plants et graines pour cultiver à l’année : 200 euros (plantes comestibles, d’agrément, fleurs)
- Délimitation de l’espace « ça vient déchet nous » avec cordes et piquets en bois ou palissade basse : 150 euros
- Apport en terreau + broyat + paille pour démarrer le jardin : 80 euros

La communication autour du projet :

- Financement d’un intervenant spécialiste en compost : 60 euros / atelier * 8 ateliers au cours d’une ou de deux années de façon à expérimenter et évaluer la démarche
- Signalétique pédagogique dans l’espace « ça vient déchet nous » et aux abords, par exemple : panneaux d’information, de sensibilisation + mise en valeur de la ville et du projet + petits panneaux pour connaitre chacune des plantes. Démarche intégrée au paysage = 300 euros (à produire avec le FAB LAB)
- Budget pour l’inauguration du site : accueil citoyen + spécialistes du compost, des circuits courts et de la culture sans pesticides : 150 euros (frais de logistique : collation, assises…etc.)
- Cartons d’invitation et d’information, sur papier recyclé (diverses animations pour tous seront proposées régulièrement) : 80 euros

TOTAL : 2480 euros
Moyens nécessaires au projet: 
- 5 participants sont nécessaires au minimum pour initier le projet, dont deux référents (compost + jardin)
- Outils nécessaires à l’entretien du compost et du jardin partagé : apporté par les participants et mis à la disposition de tous.
- Un banc donné et récupéré auprès de la ville ou d'un particulier
- Petits volumes de déchets verts apportés par les services municipaux ou les participants
- Création d’un média par l’intermédiaire des réseaux sociaux
- Quelques personnes pour aller à la rencontre des habitants de façon régulière pour entretenir et développer le groupe.
Partenaires pour le projet : 
Sont partenaires :

- Addict’Terra soutient l’initiative et se propose pour animer les ateliers autour du compost, de sa mise en œuvre et de sa gestion (http://addicterra.e-monsite.com) ;

- Les Petits Débrouillards, association implantée dans le quartier de Saint-Martin, propose ses conseils pour réaliser l’hôtel à insecte, qui constitue un atelier déjà mis en œuvre par leurs soins (www.lespetitsdebrouillards.org

- Le CIVAM (Centre d'initiatives pour valoriser l'agriculture et le milieu rural) propose ses conseils et son intervention à l’occasion des ateliers autour du compost, et de la culture expérimentale et sans pesticides ( http://www.bio66.com ) .

Partenaires souhaités :

- Mairie de quartier Ouest : outils de communication, mise en forme du projet et soutien technique en collaborant avec les techniciens de la ville en charge des espaces publics du quartier Saint-Martin.
- FAB LAB : mise à disposition de machines utiles à la construction du matériel et de la signalétique à but pédagogique qui sera installée sur le site et aux abords.
- L’association Énergie Citoyenne de Perpignan : mise à disposition des déchets alimentaires de l’AMAP et autres pour alimenter le compost et pour intervenir dans le cadre de certains ateliers.
Etat d’avancement du projet: 
Le projet « ça vient déchet nous » est déjà bien réfléchi et finalise actuellement sa première étape : Faire émerger et structurer le projet. Voici les actions menées :

- Constitution d’une équipe : déjà deux personnes sont à l’initiative du projet et se portent volontaires en tant que « référents » ;
- Sensibilisation des habitants : le porte à porte a commencé pour échanger avec les habitants et confirmer leur intention de participer. On estime déjà 20 personnes intéressées ;
- Étude en cours des lieux potentiels d’implantation du projet dans le quartier ;
- Addict’Terra, les Petits Débrouillards et le CIVAM sont déjà informés du projet et souhaitent participer.

Les étapes à venir d’ici la mi-janvier 2019 :
- Un dialogue sera bientôt ouvert avec la mairie afin de réfléchir aux modalités de mise en œuvre du projet, notamment le choix du lieu d’implantation ;
- Des rendez-vous vont être demandés avec les différents partenaires souhaités.

Si le projet est porté :
- Élaboration d’un planning annuel des ateliers en partenariat avec un maître composteur et l’ensemble des spécialistes concernés ;
- Budgétisation du matériel ;
- Création d’un plan masse du projet montrant son aménagement et son intégration dans le site d’accueil.

Si le projet fait ses preuves :
- Communication à propos de la démarche ;
- Présentation des résultats ;
- Évaluation du projet pour amélioration ;
- Développement du projet sur d’autres sites potentiels, voire d’autres quartiers ;
- Création d’une association de sensibilisation au zéro déchet qui puisse encadrer la démarche.

L’idée est de porter un projet citoyen qui pourra évoluer en association si l’expérimentation du projet pilote se révèle positive. Auquel cas le projet pourrait être déployé dans d’autres quartiers. L’association pourrait, dans cette logique, élargir son champ d’action en développant plusieurs initiatives qui tendraient vers le zéro déchet.

Guides & supports :
https://www.ademe.fr/sites/default/files/assets/documents/85848_guide_compostage_partage_vf.pdf